Initié en 2006 par la DGAS, la SEMMARIS (société exploitante du MIN de Rungis), les syndicats des fruits et légumes INTERFEL et APRIFEL, le Potager de Marianne, porté par l’Association Nationale des Epiceries Solidaires (ANDES), a démarré ses activités en 2008. Le chantier repose sur un constat simple : d’une part, les fruits et légumes sont des produits difficilement accessibles pour les plus modestes, faute de moyens, ou par manque d’habitude, et d’autre part, plusieurs tonnes de fruits et légumes valorisables sont détruits ou transformés en compost chaque jour sur le MIN de Rungis.
Actuellement, plus d’une tonne par jour est prise en charge par les 14 personnes travaillant sur le chantier, mais le volume d’activité augmente très régulièrement, au rythme de l’accroissement permanent du nombre de structures adhérentes.
Tous les matins, les salariés vont chercher les palettes récupérées ou achetées chez les grossistes. Elles sont ensuite pesées puis triées manuellement. Les produits font l’objet d’un suivi attentif, et sont tous répertoriés sur les feuilles de « traça-valorisation », afin de garantir la provenance de tous les fruits et légumes sortant de l’entrepôt. Une équipe est ensuite chargée de préparer les commandes, et les chauffeurs assurent la livraison sur toute l’Ile-de-France, grâce aux quatre camions du chantier. Ainsi, les réseaux d’aide alimentaire (épiceries solidaires, Restos du Coeur, Secours Populaire, Croix Rouge, BAPIF) bénéficient d’un approvisionnement régulier et varié en produits frais, de saison et de qualité. Et ce, pour une participation de 50 centimes le kilo pour les produits provenant de l’achat, et 30 centimes le kilo pour ceux issus du tri.
En plus de se former aux métiers de la logistique et du transport, les salariés doivent apprendre à connaître et reconnaître les produits, et être en mesure d’identifier ceux qui sont sains de ceux qui ne sont plus consommables. Cela nécessite souvent de goûter, ce qui permet aussi de découvrir de nouvelles saveurs.





